Archives mensuelles : juin 2019

Chapeau bas !

Petite devinette…
Quel est le couvre-chef incontournable de cette saison ? La casquette ? Le béret ? Et bien non… raté !
Un indice mesdames ? Le beau Leonardo DiCaprio dans Gatsby le Magnifique sait parfaitement bien le porter, ne soyez pas jaloux messieurs…

Vous l’aurez deviné, il s’agit du célèbre chapeau de paille ovale, orné d’un ruban de couleur ! Mais comment se nomme-t-il ? Le CANOTIER ! A travers quelques lignes nous allons vous faire part de son succès…

Un peu d’histoire…
Bonne nouvelle ! En 1840, Paris autorise la circulation des canots sur la Seine. Le canotier devient alors l’accessoire principal des rameurs, synonyme de loisir. Il prend sa place en tant qu’objet de mode et d’accessoire des beaux jours.

Il a été adopté par les sportifs mais surtout par leur public ! Voyez par vous-même cette foule uniquement coiffée de canotiers à Times Square en 1921 pour le célèbre match de boxe opposant Georges Carpentier et Jack Dempsey. Le canotier a envahi le monde !

Une source d’inspiration…
Le canotier a aussi influencé différentes œuvres. La plus connue est le tableau d’Auguste Renoir, Le Déjeuner des canotiers. Magnifique n’est-ce pas ?

Du côté de la mode…
La talentueuse Gabrielle Chanel a, elle aussi, succombé au charme du canotier, qui deviendra son chapeau emblématique. Et qui de mieux que Coco Chanel pour représenter le chic à la française et offrir au canotier une grande notoriété ?

Faîtes comme le petit Léo, la belle Coco et le talentueux Renoir !
ADOPTEZ LE CANOTIER, ADOPTEZ LE CANOTIER !

Mais alors avec quoi le porter ? Et quand ?
Si canotier vient du mot canot, et canot rime avec bateau pourquoi ne pas le porter avec l’une de nos marinières ? Pour un total look chic et marin…
Il peut aussi se porter simplement avec une simple tenue d’été et peut être l’accessoire idéal pour vos mariages.

Où est-il produit ?
En France bien sûr ! Et pas n’importe où ! À Caussade, son lieu de fabrication d’origine…

Où le trouver ?
Chez https://lechicfrançais.fr

 

Fabliot : La Mouche et la Fourmi

La Mouche et la Fourmi
La Mouche et la Fourmi contestaient de leur prix.
« O Jupiter! dit la première,
Faut-il que l’amour propre aveugle les esprits
D’une si terrible manière,
Qu’un vil et rampant animal
A la fille de l’air ose se dire égal !
Je hante les Palais, je m’assieds à ta table :
Si l’on t’immole un boeuf, j’en goûte devant toi ;
Pendant que celle-ci, chétive et misérable,
Vit trois jours d’un fétu qu’elle a traîné chez soi.
Mais, ma mignonne, dites-moi,
Vous campez-vous jamais sur la tête d’un Roi
D’un Empereur, ou d’une Belle ?
Je le fais ; et je baise un beau sein quand je veux ;
Je me joue entre des cheveux ;
Je rehausse d’un teint la blancheur naturelle ;
Et la dernière main que met à sa beauté
Une femme allant en conquête,
C’est un ajustement des Mouches emprunté.
Puis allez-moi rompre la tête
De vos greniers. – Avez-vous dit ?
Lui répliqua la ménagère.
Vous hantez les Palais ; mais on vous y maudit.
Et quant à goûter la première
De ce qu’on sert devant les Dieux,
Croyez-vous qu’il en vaille mieux ?
Si vous entrez partout, aussi font les profanes.
Sur la tête des Rois et sur celle des Anes
Vous allez vous planter ; je n’en disconviens pas ;
Et je sais que d’un prompt trépas
Cette importunité bien souvent est punie.
Certain ajustement, dites-vous, rend jolie.
J’en conviens : il est noir ainsi que vous et moi.
Je veux qu’il ait nom Mouche : est-ce un sujet pourquoi
Vous fassiez sonner vos mérites ?
Nomme-t-on pas aussi Mouches les parasites ?
Cessez donc de tenir un langage si vain :
N’ayez plus ces hautes pensées.
Les Mouches de cour sont chassées ;
Les Mouchards sont pendus ; et vous mourrez de faim,
De froid, de langueur, de misère,
Quand Phébus régnera sur un autre hémisphère.
Alors je jouirai du fruit de mes travaux.
Je n’irai, par monts ni par vaux,
M’exposer au vent, à la pluie ;
Je vivrai sans mélancolie.
Le soin que j’aurai pris de soin m’exemptera.
Je vous enseignerai par là
Ce que c’est qu’une fausse ou véritable gloire.
Adieu : je perds le temps : laissez-moi travailler ;
Ni mon grenier, ni mon armoire
Ne se remplit à babiller.  »
Jean de La Fontaine

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